JUSTE DES BONHOMMES
QUI BOUGENT
À venir en 2027 - Centre du Théâtre d’Aujourd’hui - Salle Jean-Claude Germain
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Kelly est l’invitée d’honneur d’un party pour souligner la sortie de sa dépression. Tandis que ses amis fêtent son retour à la vie, elle cherche surtout quelque chose à quoi se raccrocher. Quand Francis, un mystérieux inconnu fasciné par les oiseaux, surgit dans l’appartement, une attraction étrange et fulgurante les traverse. En s’embrassant, ils ouvrent des brèches vers des univers parallèles où tout semble plus vaste, plus intense, plus libre.
Dans une langue éclatée, à la fois crue et lyrique, Camille Giguère‑Côté déploie une comédie absurde où désir, vertige et soif de vivre s’entremêlent. Entre emballement amoureux, dérapages improbables et retours abrupts à la réalité, Juste des bonhommes qui bougent explore cet élan qui nous pousse à chercher ailleurs, parfois au risque de se perdre en chemin.
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Texte : Camille Giguère-Côté
Mise en scène : Simon Lacroix
Assitance à la mise en scène : Audrey Belzile
Interprètes : Camille Giguère-Côté, Katherine Céré, Thomas Derasp-Verge, Vincent Roy.
Scénographie et accessoires : Anne-Sara Gendron
Lumière : Joëlle LeBlanc
Musique : Vincent Roy
Costumes : Clémence Archambault
Direction de production : Mathilde Boudreau
EXTRAIT
Kelly et Francis se mettent à frencher de manière fulgurante. L’éclairage devient étrange et une musique ésotérique commence à jouer.
Jessy
MAIS VOYONS DONC, qu’est-ce qui se passe?
Jason
(Surpris-dégouté) J’pense qu’y frenchent.
Jessy
Ah! Thanks pour tes lanternes!
Jessy les sépare de force. L’éclairage étrange et la musique ésotérique cessent. Kelly et Francis, yeux dans les yeux, sont comme dans une bulle.
Kelly
Dis-moi que t’as senti ça...
Francis
Je sens toute.
Kelly
Non, mais ça, ça.
Francis
En plein ce que je dis.
Kelly
Je pense qu’on crée quelque chose de plus grand que nous en frenchant, ça s’peut-tu?
La voix universelle
Une brèche.
Kelly
Une brèche, genre?
Francis
Oui, moi aussi j’ai senti qu’il y avait quelque chose qui s’ouvrait. Ça a du sens, ça, une brèche.
Jessy
Ben voyons donc.
Kelly
Une brèche qui mène où?
Jason
Voudriez-vous répéter le mot «brèche» une autre p’tite fois, ou...?
Francis
Je sais pas la brèche mène où, mais je dirais que / qui ne risque rien n’a rien.
La voix universelle
Qui ne risque rien n’a rien.

